Lorsqu’on souhaite atteindre un état de calme intérieur, de relaxation, il est important de ne pas se mettre de pression concernant  l’objectif à atteindre. Il est important de n’avoir en fait aucun objectif, de ne rien attendre, de se laisser porter. Il est important également de ne pas se juger, d’être indulgent avec soi-même et d’accepter, si les expériences sont partagées, que tout se passe différemment chez les autres. C’est pour cela que les expériences ressenties lors de méditations ou autres sont rarement partagées en détail entre les personnes, afin de ne créer aucun stress, aucune pression, aucune attente. L’idée est de se placer en observateur, hors de tout jugement émis par soi même.

On associe souvent le besoin de relaxation au stress. Certes. Il faut savoir néanmoins que dans un corps détendu, l'esprit se calme et ses facultés sont optimisées. Le corps réagit mieux lorsqu'on lache prise que lorsqu'on le force à se soumettre. Savoir se relacher est un élément important pour acquérir la puissance personnelle.

 

Le café est à éviter, de même que tous les excitants.

 

Pourquoi la concentration sur la respiration est elle l’outil de base :

On dit que le passé n’existe plus, que le futur n’est qu’utopie, que seul le présent existe. De ce postulat découle la célèbre expression « ici et maintenant ». Notre esprit peut vagabonder dans le passé, se projeter dans le futur plus ou moins proche. Notre respiration n’existe, elle,  que dans le présent. Se concentrer sur elle revient à s’ancrer dans le moment présent, à  laisser de coté le passé qui n’existe plus, et de ne pas envisager un futur qui n’existe pas encore.

 Il peut être intéressant de choisir une musique douce, planante, que l’on aime, si possible relativement longue, et de l’écouter régulièrement.  Elle sera mise en fond sonore pendant le processus de relaxation car il arrive que le mental s’échappe, que des pensées surviennent et nous perturbent un peu, la musique nous aidera à ne pas entrer dans un processus discursif, à ramener facilement notre esprit dans le calme. J’utilise personnellement les musiques de l’album Ayurveda paradise de Bhavana, au rythme lent, ample et sans trop d’instruments, chaque musique dure environ une quinzaine de minutes.  Le volume sonore sera très modéré, un simple fond sonore.

 La procédure ci-dessous m’est personnelle, je l’utilise souvent en fin de cours de yoga pendant la phase de relaxation mais aussi en introduction d’une méditation pour amener le calme. Avec la pratique, une sorte de réflexe s’installera, il se produira une sorte de déclic qui amènera rapidement dans un état de relaxation. C’est simplement une question d’habitude, une question de pratique.

 Nous sommes tous différents et c’est magnifique, aussi, il est difficile de proposer une méthode généraliste.  Je pense que certaines étapes peuvent être communes à la plupart des gens et que d’autres sont à personnaliser ou même à ne pas utiliser. Vous seul savez ce qui vous convient.

 

Combien  de temps  et quand :

La grande question. Là aussi il est important de ne pas se mettre de pression, de faire ce que l’on a envie, ce que l’on ressent comme bénéfique pour soi.  La durée peut être d’une dizaine de minutes ou d’une quinzaine. Plus si vous le souhaitez bien sur. Quand ? quand vous le souhaitez, quand le besoin s’en fait sentir, ou bien le soir avant de s’endormir, tranquillement installé dans son lit. A vous de voir… Deux ou trois pratiques par semaine, dans cette liberté, amènent le bien être.

 

Comment ?

S’agissant d’un processus de relaxation, la position allongée est favorable. La température de la pièce est douce, une couverture sur soi, pas trop pesante, des vêtements confortables pour que le mental ne soit pas attiré par le corps (ceinture trop serrée, couverture lourde, nuque mal installée, etc). Soyez confortable pour pouvoir vous détendre. Les paumes des mains seront si possible dirigées vers le haut, les cervicales relachées, le regard doux sous les paupières closes, les muscles autour des yeux relachés, les lèvres délicatement posées l’une contre l’autre, la machoire relachée. Les jambes ne sont pas collées, les pieds sont relachés.

On peut également pratiquer assis en tailleur ou bien sur son fauteuil si on arrive à faire abstraction de la sensation de l’appui du corps sur le fauteuil, des accoudoirs, etc, qui « appellent » le mental. Là encore, le choix n’appartient qu’à vous.

Sauf suggestion contraire ou nez bouché bien sur, la respiration se fera exclusivement par le nez.

 

 

Se connaitre :

Nous sommes tous différents, nos mondes intérieurs sont tous différents. Certaines personnes, lorsqu’elles ferment les yeux sentent tout un tas de pensées défiler, des idées qui arrivent les unes après les autres. Ceci est très fréquent.

La première étape est justement de se connaitre : Que se passe t’il lorsque vous fermez simplement les yeux ? tout est il calme, juste quelques pensées de temps en temps, ou bien votre mental est il un petit singe virevoltant ? dans un cas comme dans l’autre, les étapes ci-dessous restent valables, elles seront simplement rallongée en fonction de votre état intérieur. C’est la pratique qui amènera progressivement un relâchement du processus discursif, un apaisement intérieur. Tout n’est que pratique…..

 

Ces  éléments étant évoqués, procédons par étapes. Lisez les, comprenez les, c’est extrêmement simple. Imprégnez-vous en. Il y a juste une succession  à retenir…

 

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